“ Embarqués dans un karaoké, on a chanté My Heart will go on et You can’t stop the moonlight ! ”

Journal

Tous les chemins mènent à Nakhon Ratchasima


Thaïlande, 18 oct., 2010

Notre séjour au Cambodge s’est conclu par deux épisodes marquants : le refus des douanes Vietnamiennes de nous laisser entrer avec notre propre voiture, et une forte crise de fièvre en pleine nuit pour Michaël, qui nous a fait très peur. C’est sur ces aventures qu’on a quitté le pays, et repassé la frontière de Poipet (toujours aussi sportive) dans l’autre sens. De retour en Thaïlande, notre plan était de visiter le Nord du pays, avant de gagner le Laos, et, avec un peu de chance, d’entrer en Chine. Mais ceci est une autre histoire, et on ne pouvait décidément pas traverser le pays du Sourire sans faire une escale à… Nakhon Ratchasima !

De retour à Khorat (alias Nakhon Ratchasima)

Nous sommes entrés en Thaïlande un peu comme on plonge dans le 21e siècle. En tout cas, c’est la réflexion qu’on s’est faite en roulant sur de belles routes lisses et larges, avec un éclairage de nuit et des lampadaires dans les rues ! On a mis du temps avant de trouver un endroit où camper, mais on a finalement été accueillis comme des princes par un lady-boy adorable dans le restaurant duquel on a (très bien) mangé. On a passé la nuit dans le 4×4, sur le parking du resort. Et le lendemain, petite séance photo avec les gérants : comme des princes, je vous assure !

Notre première destination, de retour en Thaïlande, était la ville de Nakhon Ratchasima, que d’aucuns connaissent également (ou pas) sous le nom de Khorat. On y avait déjà fait escale, lors de la visite d’Olivia et Nicolas, au garage Land Rover / Proton. Et c’est vers là qu’on se dirigeait à nouveau, pour faire un petit service sur la voiture. Qui fût bref, mais la livraison d’une pièce de rechange (pour remplacer le vacuum-pump qui fuyait) demandait qu’on reste sur place quelques jours. On a donc visité Khorat, du Central Plaza ultra-moderne aux petits restaurants japonais (où on mange toujours trop peu pour trop cher). On a même fait la connaissance d’un groupe de vélos fixes, avec qui on a parlé des règles du polo (et de comment construire un maillet avec un balai) !

Aux bons amis : chez Ton et Tan

On les avait croisés très brièvement à Khao Yai, pendant qu’on voyageait avec la soeur de Michaël, sur le parking d’un hôtel où ils guidaient un groupe de touristes Israéliens. De retour à Nakhon Ratchasima, on les a contactés par Facebook et téléphone, et on s’est retrouvés sur le parking du Tesco Lotus de Pak Thong Chai, une petite ville à 30km au Sud de Khorat. Tan est Thaïlandaise, diplômée en tourisme, et Ton vient de Hollande, où il a commencé à faire de la photographie animalière. Ensemble, ils ont fondé Ton Tan Travel, une agence de voyage qui fait découvrir au visiteur les merveilles naturelles cachées du parc de Khao Yai. Et ils ont un don incroyable pour voir l’invisible : singes, serpents, civet cats, et même ours !

On est restés deux jours dans leur petite maison habitée de chiens (avec le petit Khao tout blanc, comme notre voiture), chats, poules, coqs et buffles (dans la boue !), avant de repartir pour le Nord. Par une coïncidence étrange (liée à un autre bruit bizarre du Def’!), on les a retrouvés dès le lendemain à Khon Kaen, sur la route du Laos (littéralement sur la route : leur bus était arrêté au même feu rouge que nous !)

La frontière Birmane et la « Route de la Peur »

Après notre ennui mécanique (encore une histoire de vacuum-pump), qui nous a conduit à revoir nos amis, dormir dans un hôtel de passe et revenir au garage de Nakhon Ratchasima (si vous suivez bien, on en est à notre 3e visite, et ce n’est pas fini !), on a finalement continué notre chemin vers Chiang Mai, par l’autoroute cette fois-ci. En chemin, on s’est arrêtés passer une nuit dans une petite guesthouse perdue au milieu des rizières, mais propre comme un sou neuf. En allant dîner ce soir-là, on s’est retrouvés embarqués dans un karaoké : on a chanté My Heart will go on, les Cranberries et You can’t stop the moonlight, arrosés d’alcool de riz local, pour le plus grand bonheur des clients du restaurant ! « Sing song farang! »

Pour rejoindre Chiang Mai, on a fait un petit détour et longé la frontière Birmane. Connue il y a quelques années comme The Death Highway, cette route a été le terrain favori d’embuscades pour les insurgés Birmans. Le passé turbulent de cette zone et le trafic d’opium sont maintenant beaucoup plus calmes (ou discrets ?), et c’est en toute sécurité qu’on est arrivés au Triangle d’Or, zone frontalière entre la Thaïlande, le Laos et la Birmanie. Si la route est montagneuse et en lacets, les paysages sont absolument sublimes, et la jungle y est à couper le souffle.

Chiang Mai et d’autres Roverlanders

À Chiang Mai, on avait rendez-vous avec Michael et Maria, un couple d’Allemands rencontrés via Couch Surfing. Il y a 4 ans, ils ont conduit leur Defender (eux aussi !) d’Allemagne jusqu’en Inde, et on était tout contents de pouvoir échanger nos impressions et souvenirs de Roverlanders. Ils habitent une jolie maison dans un quartier résidentiel de Chiang Mai, et on a profité de quelques jours au calme pour bricoler sur le 4×4 et se promener. Ils nous ont emmenés à la découverte des temples de la ville, et on a mangé de délicieux Pad Thai, Red curry et Paneang dans leurs restaurants favoris.

Quelques kilomètres plus au Nord, et quelques jours plus tard, nous franchissions la frontière Thaïlande-Laos. Au détour d’une petite route de montagne, on a appris que la démarcation entre les deux pays était marquée par une rivière, et pas la moindre : le Laos nous attendait de l’autre côté du Mekong ! Mais comment allait-on traverser ? Y avait-il un pont, un ferry ou un traversier ? Notre entrée au Laos devait s’avérer le passage de frontière le plus folklorique de notre (jeune) voyage… Quant à la Thaïlande, nos aventures au pays du Sourire étaient appelées à se poursuivre par une 3e entrée, et une 4e visite… à Nakhon Ratchasima ! La suite au prochain épisode !