Pour ce dernier article sur l’Australie, on s’écarte des «gravel-roads» et du bush, pour parler un peu de la forêt, des «salties», et, finalement, de Darwin, notre dernière étape avant l’Asie et Singapour. Comme on remontait vers Darwin, le paysage s’est fait moins désertique, plus vert, et moins sauvage. Dans le Territoire du Nord, il a été plus difficile de trouver des coins de bush pour dormir, ou même de trouver des pistes. Par contre, on a passé quelques jours au parc national de Litchfield, où on a nagé avec… un iguane ! On devait rencontrer, et prendre le thé, avec d’autres reptiles quelques jours plus tard, de 400 kilos de muscles…
Les autres Landies : Daniel, Andrea et le parc de Litchfield
Au camping des Edith Falls, juste après Mataranka, où on avait prévu de s’arrêter pour la nuit, on a rencontré un autre Defender, qui venait tout droit… d’Allemagne ! Daniel, Andrea et leurs enfants, Niko et Elina, ont voyagé en Australie pendant 8 mois, parcourant 45 000km ! On les a rencontrés sur la fin de leur voyage : ils rentraient pour Cologne une semaine plus tard. On s’est dit au-revoir, puis on les a recroisés à plusieurs reprises, entre Darwin et le parc de Litchfield.
La première fois qu’on est allés au parc de Litchfield, à deux heures de route de Darwin, on a choisi d’y aller par la route «sportive». Il pleuvait depuis trois jours, et la piste était trempée… pour le plus grand bonheur de Michaël et du Def’, qui se sont fait une joie de plonger dans les énormes flaques de boue ! Les autres 4×4 sur la route attendaient de voir ce qu’on faisait avant de se lancer à leur tour…
On s’est installés pour plusieurs nuits dans le camping 4×4 de Florence Falls. Le camping ne comprenait que 5 places, et on a donc été assez tranquilles, au milieu de la forêt. À quelque mètres de notre emplacement, on a plongé tous les jours dans une petite piscine naturelle, d’eau transparente et pleine de petits poissons. À la fin de notre séjour, Michaël avait construit un barrage et augmenté le niveau de l’eau de 20 cm !
C’est là qu’on a rencontré, par un heureux hasard, notre copain l’iguane ! C’est un reptile assez gros, environ 1m de long, avec des petites piques sur le dos, comme un dragon. Il était très sociable, et a passé quelques heures à prendre le soleil, pas loin de nous. Il a même nagé à côté de nous !
Crocs, salties et freshwater
Juste avant d’arriver à Darwin, on a décidé de s’offrir un dernier souffle d’aventure, et de se payer notre toute première attraction Australienne. On s’est arrêtés pour une visite du Crocodylus Park. Pour vous mettre en contexte, il existe deux types de crocs en Australie. Les salties vivent essentiellement dans l’eau salée, mais peuvent remonter jusqu’à 300km dans les terres. Ils peuvent peser jusqu’à 400kg (de muscles), et l’homme est à son menu… Les freshwaters vivent en eau douce, et sont beaucoup plus petits. Ils ne sont dangereux pour l’homme (adulte) que s’ils sont surpris ou dérangés.
Le Crocodylus Park est un centre de recherche et de protection des crocodiles. Ils sont plus petits que d’autres fermes voisines, mais le propriétaire est une figure reconnue de la recherche sur ces sauriens. On a assisté au repas des freshwaters, qui sautent déjà pas mal hors de l’eau pour attraper un morceau de viande. Et Michaël a bu le thé avec un saltie de 400kg ! Même pas peur : il a fait infuser un morceau de viande dans sa piscine, pour essayer de le faire sortir de l’eau… Ça a tellement réussi qu’on est restés impressionnés pendant quelques minutes. On s’est rattrapés en mangeant un burger de crocodile au restaurant !
L’equipage du Taugl
À Darwin, on a rencontré une famille Française, qui fait également un tour du monde… en catamaran ! Olivier, Carmen, Arthur et Zoé sont partis il y a trois ans, et pensent en avoir encore pour deux ou trois ans. D’Amérique du Sud, ils sont passés par le Pacifique pour rejoindre l’Australie. Quand on les a rencontrés, ils préparaient leur traversée de l’Océan Indien vers Madagascar. À part quelques courtes escales, ils vont naviguer 3 mois sans descendre à terre.
On a eu la chance d’être invités à bord du Taugl pour le goûter. Un beau lundi ensoleillé, Olivier est venu nous chercher sur la jetée avec l’annexe, et on a visité le Taugl. C’est un catamaran indonésien, c’est-à-dire que les deux flotteurs sont attachés par des cordes, ce qui rend le bateau très souple. Sur le filet, une grande table et un espace de vie. Dans les coques, la cuisine, la salle de bains et les chambres (chacun la sienne !) On a mangé un délicieux gâteau au yaourt, cuit dans un «four palestinien» : c’était un super moment ! Merci l’équipage du Taugl, et bon vent !
Carnet de passage en douanes
Allez, on vous l’avait promis… un petit paragraphe sur la préparation du voyage. Au menu d’aujourd’hui, vous allez tout savoir à propos du Carnet de passage en douanes (ça se dit comme ça dans toutes les langues du monde). Disons qu’on a une voiture, par exemple notre Land Rover Defender, immatriculé en Australie. Si je vais visiter un autre pays avec ma voiture, comment les douaniers peuvent-ils être sûrs que je ne vais pas vendre le véhicule au noir, et ressortir sans payer les taxes d’importation ? Celles-ci peuvent atteindre un montant astronomique, comme 470% de la valeur de la voiture en Afghanistan… Le Carnet de passage en douanes est un passeport pour le véhicule. Il est émis par les clubs automobiles, et garantit que le véhicule entre temporairement seulement dans le pays. En France, c’est le Club Automobile de Paris qui s’en occupe, et qui pourra vous donner tous les renseignements nécessaires.
le Carnet obtenu pour le Def’, on a rangé nos affaires, et on s’est résolus à garer le 4×4 dans l’entrepôt de la compagnie maritime qui l’emmène à Singapour. 23 jours sans lui, c’est dur… Vivement qu’on le retrouve, et qu’on puisse reprendre la route !
C’est ainsi que se termine le récit de notre voyage en Australie ! On a fait des rencontres extraordinaires sur les pistes de sable rouge, ces fameux pointillés orange sur la carte. Kangourous, serpents, araignées énormes (qui sautent), iguane, crocodiles de 400kg, émeus, cacatoès et inséparables : certains de ces animaux ne vivent qu’en Australie, et on a notamment été chanceux de voir des émeus en liberté. On a aussi rencontré des gens incroyables, avec qui on espère rester en contact longtemps (vive Facebook !) : on pense à vous Chris, Wendy, Michelle, Peter, Anthony, Daniel, Andrea, Olivier, Carmen, Arthur et Zoé ; merci pour les bons moments passés ensemble, et de nous avoir fait découvrir l’Australie à votre manière. «No worries mate!» : on termine le chapître Australien comme on l’a commencé, avec une bonne dose d’enthousiasme ! See you Australia, Cheers!


![[:fr]Et au détour d'un chemin, celui qui accepte de se perdre rencontre le hasard. Ici, sous la forme d'oiseaux inconnus ![:en]english [:fr]Et au détour d'un chemin, celui qui accepte de se perdre rencontre le hasard. Ici, sous la forme d'oiseaux inconnus ![:en]english](http://www.envolemoi.com/wp-content/uploads/2010/06/australie-queensland-territoire-nord-27-180x180.jpg)































C’est vraiment claire que les aventures de Dora l’exploratrice et Babouche qui doivent traverser le lac des crocodiles n’ont rien avoir avec vos aventures. C’est bien plus bucolique vos aventures et que dire de Marie et Michael plus vivant, plus imaginatif pour nous dégoter de nouvelles aventures, plus énergique et plus souriant que Dora et Babouche et moins abrutissant.
Ce commentaire de haute voltige a été subventionné par le Ministère français du développement de la personnalité et du voyage.
Avis aux enfants et parents:
citation d’un fameux chanteur français: » Ouvrez, Ouvrez l’esprit de vos enfants pour les faire s’envoler vers d’autre lieu et Regardez-les s’envoler, c’est beau des p’tits enfants épris de liberté… » paroles modifées par Kopain Ligou-Anne
Salut les Crocodiles Dundee !!
Magnifique vent de fraicheur sur ce dernier article australien…il faudra revenir pour que l’on découvre d’autres contrées avec vous ! On adorrrrrrrre l’indigène dans la mare, ça nous rappelle le même genre de saut sur un lapin dans la neige…et Marie tenant avec son futur sac à main !
C’est vraiment n’importe quoi ces vidéos … on est mort de rire à les revoir :D
Il ne nous faut pas grand-chose pour nous occuper, un bâton et une peti’riviere ça nous occupe tout un weekend.
salut les aventuriers….
sommes très admiratifs de votre périple…
images qui vont bien avec Mikouty, ça révèle sa soif de découverte,son côté
« casse-cou ».
Marie tes articles reflètent bien le vécu de vos aventures qui sont passionnantes.
grosses bises à ts les deux.