“ Après la sieste, on a consacré l’après-midi à une autre tradition : se perdre dans la ville. ”

Journal

Pour un petit jour à Kuala Lumpur


10 mar, 2010

Une lessive, une soirée à regarder les toits de Bangkok et discuter avec notre ami à l’Amarin Inn, et voilà, notre séjour en Thaïlande était déjà passé. Au petit matin (5h), on a pris un taxi pour l’aéroport, en regardant la ville s’éveiller devant nous. Les vacances n’étaient pas encore finies : avant d’arriver à notre destination finale, Auckland, on avait encore une étape, Kuala Lumpur, en Malaisie. Pour visiter cette capitale immense, on n’avait en tout et pour tout que quelques heures, un jour et demi en gros. Qu’on a employé au mieux ! Et ce jour n’a pas été de tout repos… attaque de singe et morsure de tique : ne manquez pas nos aventures et notre « malaise en Malaisie » ! Le prochain article sera (enfin) consacré à la Nouvelle-Zélande. Que voulez-vous, on veut vous offrir des articles de qualité, avec de belles photos, et tout ça prend du temps. Encore un peu de patience, et de chaleur tropicale, avant de plongerau pays des Kiwis…

La Tropical Guesthouse, shopping et sieste

Ca devient une habitude : on a commencé notre séjour en Malaisie par une petite sieste. Il faut avouer que la Tropical Guest House a été notre plus mauvais chox d’hôtel. Ca reste assez propre, mais l’accueil est insignifiant, et on avait une chambre sans fenêtre, et minuscule. Tant pis, on n’y dormait qu’une seule nuit de toute façon. Après la sieste, on a consacré l’après-midi à une autre tradition : se perdre dans la ville. On n’était pas si perdus que ça, en fait, puisqu’on cherchait des yeux les Tours Petronas, immanquables. On n’est pas montés, mais on s’est promenés dans les centres commerciaux des alentours. La capitale de la Malaisie nous a vraiment, et contre toute attente, donné une image de surconsommation : vêtements, chaussures, accessoires, jouets, on se trouvait pris dans un tourbillon d’achat frénétique, auquel succombaient autant les touristes que les locaux aisés. D’ailleurs, on s’est laissés tenter nous aussi : Michaël est ressorti avec des toutes nouvelles lunettes de soleil Oakley, et moi avec une montre Swatch (ma montre a cassé pendant le voyage).

Le soir, on s’est posés quelques instants à une terrasse, pour décompresser de tout ce shopping. A peine le temps de boire un Coke, et Michaël a senti une piqure sur son omoplate. Catastrophe : c’était une tique (je hais ces bêtes. En plus, elle était déjà gonflée) ! On l’a enlevée, et on est passés à la pharmacie pour désinfecter avec de la Betadine. Quand on s’est couchés ce soir-là, on a fouillé les draps, avec l’impression qu’on était envahis de bestioles toute la nuit !

Le parc de la KL Tower et l’attaque du singe

Nos aventures en Malaisie prennent un tour un peu fou ensuite. Le lendemain, on a suivi les conseils de Philippe et on est allés visiter le parc de la tour KL. Je ne sais pas pourquoi toutes les villes se sont prises au jeu, un moment, de créer des tours de télécommunications aussi grandes ? A Auckland aussi, l’attraction principale est la tour, et on avait visité quasiment la même à Toronto… Bref, on n’est pas montés dans la tour, mais on est allés faire la petite promenade dans les jardins. C’était très sympa : il y a des passerelles en bois sur lesquelles on peut sauter, des gazebos en plein coeur d’une jungle, et même… des singes !

Alors qu’on prenait un petit gouter, on a entendu un grand bruit dans les arbres, un peu plus loin. En explorateur aguerri, Michaël est allé voir, et a été bien surpris quand un singe est descendu des branches pour s’approcher de lui ! L’Homme avait déjà préparé son arme : une bouteille d’eau presque vide, mais le singe s’est contenté de partir. Par contre, le deuxième singe, lui, s’est (presque) jeté sur Michaël, avant de montrer les dents à quelques centimètres de lui ! Ouf, les choses n’ont pas été plus loin : les singes ont détalé en quelques secondes, et on a respiré un grand coup. Sous le choc, on a fini la promenade armés d’un baton.

Pour moi, Kuala Lumpur restera une des métropoles les plus modernes que j’ai vues. Des gratte-ciel à perte de vue, des business-men et super-women pressés et bien habillés, pendus à leurs cellulaires, des centres commerciaux à n’en plus finir et des routes impeccables. Mais c’est aussi un contraste fascinant entre les cultures et les religions : femmes asiatiques bien habillées ou en tongs, femmes musulmanes voilées, hommes d’affaires stéréoptypés… Le chauffeur de taxi nous a salués d’un Salam Halaikoum, et on a mangé un Nasi Goreng sur le bord de la route.