“ Le lac nous ouvre les bras, et l'oiseau de canot-camping nous appelle au départ. ”

Journal

Le premier camping – l’aventure !


canada, 18 aoû, 2008

Dimanche matin, 8 aventuriers sur la route de la réserve faunique du Parc de la Mauricie : Thierry, Nathalie, Amélie, Stéphane, Aude, Thomas, Michaël et Marie, prêts pour le grand départ. Il pleut toujours, un peu, mais on ne se décourage pas : l’aventure nous attend ! Après avoir choisi nos terrains de camping pour la nuit, on débarque les affaires de la voiture vers la plage d’embarquement. Les parisiens sont déjà conquis : le lac leur ouvre les bras, sous un soleil de plomb qui s’est finalement décidé à faire son apparition, et l’oiseau de canot-camping (nous avons appris qu’il s’agit du Pinson à gorge blanche) nous appelle au départ. Amélie et Stéphane font un premier essai, très concluant il faut l’avouer. Puis nous partons, les premiers coups de rames sont toujours les plus marquants, au fur à mesure qu’on s’éloigne de la rive et qu’on s’enfonce dans les bois.

Dimanche : le départ et la pluie !

On navigue tranquillement, laissant souvent tremper nos pieds dans l’eau fraîche. On croise des bébés phoques (non, c’est pas vrai : c’est juste une blague !) et des huards (qui hurlent au loup), et on s’arrête pour prendre une petite pause bien méritée… et un cours de pêche ! Les garçons taquinent la truite (hum, enfin ils taquinent surtout les algues), et les filles s’essayent elles-aussi à ce sport de patience ! Bref, on profite bien de la journée, jusqu’au moment ou on entend un grondement de tonnerre au loin ! A toute hâte, on repart : il nous reste encore un long chemin à parcourir avant d’atteindre le premier campement ! Au moins… 50 mètres (que Nath fait d’ailleurs à pieds).

On arrive juste à temps pour installer les tentes et la bâche avant les premières gouttes de pluie, qu’on voit s’approcher sur l’eau du lac… Et cinq minutes après, le déluge ! Pour leur toute première nuit de camping, Amélie, Aude et Stéphane ont été gâtés : pluie, tonnerre, tout le monde en imperméable, mais nous « maîtrisons la situation ! », et Michaël maîtrise le feu, qui flambe sans se soucier de la pluie.

Lundi matin, grand soleil au réveil (eh oui Martine, portage il y a eu !). Tout le monde savoure le meilleur petit-déjeuner du monde : bagels grillés au feu de bois, nutella et jus de fruits, café et thé. Après un peu de vaisselle, on est sur le pont… de nos canots, et on quitte ce premier campement pour aller plus loin encore. Les canots voguent sur l’eau calme, et on nos muscles ne crient pas (encore) à trop d’efforts… Jusqu’aux premiers rapides ! On pagaie de toute nos forces, mais on se fait emporter en sens inverse par le courant ! Les gars descendent des canots, et nous traà®nent à pieds, dans l’eau jusqu’aux genoux… Desfois, c’est mieux d’être une fille !

A peine le temps de nous reposer, et voici déjà les deuxièmes rapides : énormes ! Aude est motivée à fond. Elle y va ardemment, alors que Stéphane et Amélie hésitent près de la berge : ce rapide-là n’est-il pas un peu trop gros ? Hum… Il y a sûrement un piège ! Et ils ont raison, on ne va pas se fatiguer à passer les rapides, on va s’éreinter à porter nos canots et tout le barda sur un chemin ! Nath et moi partons en tête, très vite freinées par… un nuage de moustiques ! On se fait bouffer, on hurle, on court, on se tartine au Muskol, mais rien n’y fait, ces sales bêtes sont partout ! Et une fois arrivés… on repart vite pour un deuxième aller-retour ! Consolation, à l’arrivée une petite baignade dans le lac nous fait le plus grand bien (même si on mêt longtemps à sécher après).

Encore un soir (le dernier, déjà) dans les bois. On grille des chamalows sur le feu, on raconte quelques histoires à faire peur, et on va se coucher : demain il faut faire tout le parcours des deux premiers jours… en quelques heures !

Mardi : les rapides et le retour…

Et nous voilà déjà au retour : on repart vaillamment, prêts pour une longue traversée des lacs en sens inverse. On rame, on rame, dans le vent qui change de directions sans arrêt, contre les vagues. Pour se rassasier, on goûte du pemmican (et certains en recrachent !) et on boit des bières. On arrive proches du portage, qu’on devrait passer à pied en sens inverse. Mais Michaël et Marie, Thierry et Thomas tentent la traversée en canot dans le courant ! On la passe deux fois avec Michaël, en ayant bien du fun, et sans tomber à l’eau.

On repasse devant notre premier campement, et la bataille commence : tout le monde à l’eau ! On finit tous trempés, séchant tant bien que mal dans le vent (mystère, les cheveux d’Aude ne sont pas mouillés).

A l’abordage : la bataille fait rage ! (vidéo)

On arrive finalement au dernier lac, et là nos gestes ralentissent : déjà fini ? Mais cette histoire-là vous la connaissez : des idées de boulot (qu’on avait laissées sur le parking) reviennent nous trotter dans la tête, après un dernier salut de la main au lac et au Pinson à gorge blanche. A bientôt, forêt de nos rêves, les vacances ne sont pas finies, et nos reviendrons bientôt !