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La Saint-Jean à la Vérendrye 1


27 jun, 2007

Le 24 juin est la date de la Fête du Québec : c’est depuis 1834 que ce jour réunit les québecois autour de leur fierté nationale, mais c’est également depuis très longtemps l’occasion de célébrer le solstice d’été autour d’un feu de bois. A Montréal a eu lieu le traditionnel défilé de la Saint-Jean, et le grand spectacle au Parc Maisonneuve dimanche soir a réuni plus de 250 000 personnes ! Pendant ce temps, loin de toute cette agitation, nous célébrions la Fête nationale au milieu des bois, autour de notre feu de camp, sous les étoiles dans le Parc de la Vérendrye.

Samedi matin, 5h : un nouveau départ

Un dernier coup de stress au boulot vendredi et c’était bon : on était en week end et on repartait en canot-camping ! Derniers achats, derniers réglages, préparation d’un petit bagage et réunion des provisions : on était fin prêts pour une nouvelle aventure. Thierry et Josée, nouvellement chatelains, nous avaient rejoints dans notre appartement à Montréal pour le souper. Le réveil a sonné à 4h30 le lendemain matin, après une très courte nuit. Branle-bas de combat, tout le monde sur le pont : on s’est lavés les cheveux à la citronelle (parce que c’est la haute saison des moustiques), on a revêtu nos habits de camping et pris nos paquetages, embarqué dans les chars pour une longue route, destination le Parc de la Vérendrye. Ce samedi matin dès l’aube, nous étions six, avec Guillaume et Rémi qui nous ont rejoint juste avant le départ, à prendre la route vers le Nord.

Situé à cheval entre les régions de l’Outaouais et l’Abitibi-Témiscamingue, la réserve faunique de la Vérendrye offre environ 2 000 km de circuit de canot-camping, à travers plus de 4 000 lacs, dont le Grand lac Victoria. Dès notre arrivée au bord de la plage de départ, on a chargé notre stock dans les canots et choisi nos rames, enfilé nos gilets de sauvetage, mis un petit coup de crème solaire… On s’est mis à l’eau, puis les coups de rames se sont enchainés et nos embarcations nous ont peu à peu éloignés du rivage : on était partis !

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Premier repas et dodo-paradise

Quelques heures plus tard, le soleil brillait sur le lac et on cuisait doucement en glissant sur l’eau. On s’est arrêtés pour une première pause à la fin d’un portage, et on a pris notre diner au bord de l’eau. Porto, melon, prosciutto… rien à voir avec un sandwich vite avalé ! Bien manger, apprécier le temps présent et les bonnes choses, c’est un peu ça la philosophie d’un week end en canot-camping. L’après-midi fut un peu plus mouvementé : on est arrivés au premier terrain de camping contre le vent et contre les vagues, avant de prendre un repos bien mérité sur la plage.

Les lacs de la réserve faunique de la Vérendrye sont gorgés de brochets, et les garçons ont profité du petit nombre de moustiques et mouches noires pour aller pêcher. Ni une ni deux, nos hommes sont des experts, Thierry, Michaël et Guillaume ont chacun fait plusieurs touches, qu’on a dégustées le soir même. Pendant ce temps, les filles s’occupaient d’installer le camp, et de planter les tentes. Surprise originale : sur les 3 tentes prévues, une manquait… A six dans deux tentes deux personnes, il allait falloir s’organiser ! Mais où avait donc bien pu passer cette tente (Marmot, violette à sangles jaunes : très peu discrète pourtant) ? Ce mystère allait nous poursuivre pendant trois jours… ce qui n’était pas sans rappeler un certain pack de bières, oublié dans une voiture lors du canot-camping précédent…

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Leçon de choses québécoises – les moustiques

C’est le soir et le matin que les moustiques et les mouches noires font leur apparition. Il faisait un peu frais à la nuit tombante, ce qui a limité l’invasion, mais les premières piqûres nous ont encouragé à prendre des mesures radicales. Il n’y a en fait qu’une seule recette pour repousser (ou de ne pas trop attirer) ces petites bêtes, et quelques astuces à connaà®tre (merci Guillaume et Thierry !) : s’habiller de blanc ou de beige (les couleurs foncés les attirent), et s’asperger de Muskol. Si vous préférez, vous pouvez aussi manger de l’ail pur pendant trois semaines, il parait que ça marche…

En mémoire de Régis…

Autour du feu, on a dégusté la pêche des garçons : un beau brochet au citron avec des cotelettes d’agneau, des saucisses et des petits légumes. Plus tard dans la nuit, après un petit cognac et des Petit Lus à la crème de marrons, on a tous regagné nos pénates, à trois par tente, pour une bonne nuit dans le silence de la forêt…

Leçon de choses québécoises – pêcher et cuisiner un brochet sur le feu

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