“ Près de Kaikoura, on a même pu observer une colonie de lions de mer ! ”

Journal

La Nouvelle-Zélande en train et en ferry


31 mar, 2010

Depuis quelques semaines, on fait le tour de l’Ile (du Sud) en van. Mais avant ça, avant d’arriver à Christchurch et d’acheter notre véhicule, on a voyagé avec d’autres moyens de transport, plus… originaux. D’Auckland, on a d’abord traversé l’Ile du Nord vers Wellington, dans le train nommé l’Overlander. Ensuite, il y a eu le ferry, l’Interislander, de Wellington à Picton. Et enfin, un autre train jusqu’à Christchurch : le Tranzcoastal. En tout, on a traversé 1 000 km de la Nouvelle-Zélande, à cheval sur les deux îles. Un voyage pour le moins folklorique (vous allez comprendre pourquoi) !

L’Overlander : d’Auckland à Wellington

Evidemment, dans les brochures, tout est rose et beau, dans le plus merveilleux des mondes. Rien que pour le fun, voici ce qu’on s’attendait à vivre (traduction libre). « L’Overlander est un train mythique, qui vous conduit à travers les plus beaux paysages de la Nouvelle-Zélande, d’Auckland à Wellington. Au cours de votre voyage, vous pourrez observer des scènes incroyables, avec des volcans et des glaciers. Vous admirerez également les merveilles d’ingénierie qui permettent à ce train de traverser l’île. Profitez du confort, détendez-vous et laissez-vous aller : notre équipe fera tout son possible pour vous rendre le voyage agréable. Le thé sera servi le matin et l’après-midi. »

Après avoir lu cette brochure, le train s’est mis en branle, et nous sommes partis pour ce voyage (extra ?)ordinaire. Au niveau du confort, d’abord, le train ressemblait plus à une rame de métro qu’a un wagon. Ensuite, je vous laisse imaginer qu’on n’a pas senti l’odeur du thé. On devait être trop naïfs : c’était certainement réservé aux premières classes (ou pas). Ce jour-là, il faisait assez frais à Auckland, et il pleuvait même, au grand désespoir de Michaël. La climatisation fonctionnait à plein régime, et on a vite commencé à grelotter. Mais l’équipe ne pouvait rien faire pour nous. On a donc passé le voyage à regretter nos doudounes, coincées dans le compartiment des bagages. Du métro, le train avait aussi le mouvement : pas d’amortisseur entre les voitures, donc de grands mouvements dans tous les sens. Personnellement, ça m’a bercée, donc j’ai plutôt bien aimé.

Effectivement, on a vu un volcan et un glacier, à National Park. On a aussi vu des Takahé (sortes de poules d’eau) et des moutons, des vaches par milliers, des collines ensoleillées, des chevaux et des fougères. A chaque attraction, l’hôtesse ne manquait pas de commenter par l’interphone, pendant de longues minutes : « on the let hand side, you can see the old viaduct » En guise d’attractions, elle était bien plus enthousiaste à parler des constructions ferroviaires, des merveilles d’ingénierie comme un viaduc, ou un tunnel de 400m de long, ou encore un virage en montée (!). Mais on est un peu injustes : en France aussi, il existe un tourisme autour du viaduc de Millau…

Après 12h de voyage (pour faire 600km !), ralentis par des travaux sur la voie, on est finalement arrivés à « Windy Wellington », où on a ressenti ces 10 degrés en moins par rapport à Auckland. C’est une jolie ville, au bord de la Mer de Tasmanie, et entourée de vertes collines. Ce voyage en Overlander nous a permis de découvrir (enfin) la Nouvelle-Zélande qu’on attendait : l’Océan, les collines, les moutons, la forêt et les plages. Malgré ses moments quétaine, le voyage a été intéressant, et nous a offert de bonnes tranches de rigolade. Si vous visitez la Nouvelle-Zelande, on vous invite à prendre ce train, pour bien rigoler vous aussi !

L’Interislander : de Wellington à Picton

Après deux semaines à Wellington, on a fini par quitter le YHA où on avait pris nos aises. On a quitté la ville un matin, et embarqué sur le ferry qui relie les deux îles par le Cook Strait. Selon le Wine Spectator, la traversée est « un des plus beaux voyages en ferry du monde ». Et il faut avouer que le voyage est intéressant. Autant la première heure, consacrée à sortir de la baie de Wellington, est calme et plate, autant le passage du détroit de Cook est impressionnant. Le Cook Straight sépare l’Ile du Nord et l’Ile du Sud : en s’éloignant de la terre, et des collines habitées, on arrive où la Mer de Tasmanie et l’Océan Pacifique se rejoignent. A cet endroit, le vent se fait incroyablement fort, et l’eau est toujours agitée, beau temps, (et surtout) mauvais temps.

Après ce passage mouvementé, où on prend la mesure de la force de l’Océan, le ferry a quitte les eaux déchaînées pour entrer dans les Marlborough Sounds. Plus de vagues et moins de vent : on navigue en eaux calmes, entre les vertes collines qui plongent dans la mer calme. On y a croisé des voiliers et des kayaks, à la recherche de plages abandonnées (coquillages et crustacés).

On a eu une chance extraordinaire avec la météo : il a fait un grand soleil tout le long de la traversée. Malgré la température chaude, le vent nous a fait ressortir doudounes et imperméables !

Et pour finir, le TranzCoastal : de Picton à Christchurch

A Picton, on a à peine eu le temps de manger nos sandwichs avant de repartir, une nouvelle fois en train. Cette fois-ci, le voyage fut bien plus intéressant. D’abord, le train conjugue paysages de montagnes et plages. On longe les côtes du Pacifique, parfois à seulement quelques mètres des vagues ! Près de Kaikoura, on a même pu observer une colonie de lions de mer !

Pendant tout le voyage, qui nous a conduits a travers collines et sur les bords d’un champ de sel, il a fait un grand soleil. On s’était installés tout à l’avant, sur les canapés du lounge. Bien installés, on était au premières loges pour apprécier le voyage, et on a discuté avec un couple d’australiens qui venaient de terminer un trek.

Apres quelques heures à peine, on est arrivés a Christchurch. Notre projet était de louer ou d’acheter un van, et de faire de cette ville le point de départ de notre tour de l’Ile (ce qu’on fait actuellement). Le voyage d’Auckland à Chirstchurch, en train et en bateau a certes été plus cher qu’un billet d’avion. Mais on apprécie toujours de se rendre compte des distances et des paysages qu’on traverse, qu’on n’aurait seulement survolés en avion. Sans compter que (1) on n’aurait pas vu de lions de mer, et (2) on n’aurait pas autant rigolé en une heure d’avion !