Au cours des derniers mois, nous sommes restés en Malaisie pendant presque 3 semaines, où nous avons vécu une expérience unique : on a habité (dodo, petit-déjeuner, douche, souper, etc.) dans un garage, au Black Hawk workshop à Shah Alam, près de Kuala Lumpur. On aura l’occasion de reparler de cette expérience prochainement. Pour l’instant, on se contentera de dire qu’on a eu la chance d’y rencontrer des gens super, passionnés de 4×4 et de Land Rover, qui nous ont invités (entre autres choses) à un week end de raid dans la jungle Malaisienne… Notre première expédition offroad dans la forêt tropicale ! Entre la boue, la mousson, les montées incroyables et les descentes dans les cailloux, sans oublier les franchissements de rivière : ces trois jours ont été pleins d’aventure… et de frissons !
Jour 1 : boue nocturne
Un vendredi matin, le Defender a chaussé des pneus spéciaux pour la boue, nous avons mis nos chaussures de marche, et on est partis pour notre première expédition 4×4 dans la jungle. On avait la chance d’être invités par l’équipe de Land Rover Malaysia à les rejoindre pour un week end d’entrainement avec le Ministère de la Santé. Après avoir fait un plein d’essence et rechaussé les roues normales du Def’ (problème de bearing à l’avant), on a pris la direction d’Ipoh, au Nord du pays, près de la frontière avec la Thaïlande.
Arrivés à Ipoh quelques heures plus tard, après de nombreuses pauses lunch, tea-break et collation, et après quelques dernières courses, on a retrouvé les… 17 voitures qui participaient à l’expédition ! Les participants étaient très étonnés et contents de nous voir là : pendant tout le week end, on a été leurs invités très spéciaux, pour qui ils étaient aux petits soins !
C’est en convoi de Landies qu’on est partis vers la jungle. Vers 17h, on a pris une petite piste de terre pour entrer dans la forêt. Au début, c’était (presque) facile : on roulait bien, on admirait le paysage, sous une chaleur de plomb. Puis on s’est arrêtés, et… ils ont tous changé de pneus. Sauf nous. On était les seuls à rouler avec des pneus de route, et on a commencé à stresser un peu.
Le parcours de la journée ne faisait que commencer. Quelques heures plus tard, une fine pluie rendait le chemin glissant. Une des voitures du convoi a du être abandonnée sur le bas-côté. Quand à nous, on patinait des 4 roues… Le Puma de Lee nous a remorqués jusqu’au bivouac, que nous avons atteint à une heure du matin ! (Ce n’est que plus tard qu’on a, judicieusement, pensé à degonfler les pneus au maximum.)
- « Do you like it, Marie? » Saifol
- « Euh… Maybe it’s a little extreme for me! » Marie, timidement
Jour 2 : la montée de la mort, + 1 pour le Def’ !
La matinée a commencé par un petit-déjeuner local, c’est-à-dire du riz (Nasi) avec une sauce au chili et du thé au lait (Tea Tarek). Ensuite, l’équipe de Land Rover Malaysia a fait une petite formation de conduite dans la boue, et présenté le nouveau Puma. À cette occasion, ils ont aussi expliqué qu’on faisait partie de CNN France (?!) : c’est peut-être pour ça, on l’a compris plus tard, que tout le monde a voulu faire une photo avec nous !
À peine 2km après avoir quitté le campement de la veille, toutes les voitures se sont fait arrêter net… par la « Pente de la mort ». Ce premier obstacle, de taille, était composé d’une montée très pentue, boueuse, impossible à monter pour les premiers véhicules du convoi, suivie d’une autre montée très raide, puis d’une troisième. La « montée de la mort » a arrêté de nombreuses voitures, qu’il a fallu wincher et pousser. Même les moto-cross avaient du mal ! Quatre heures plus tard, on y était toujours.
À notre tour, la terre avait commencé à sécher, grâce au soleil, et les voitures précédentes avaient tassé la boue. Michaël a serré les dents, et lancé le Def’ à fond la caisse. Devant les yeux médusés de nos collègues, on a monté la « Pente de la mort » : d’un seul coup, et du premier essai ! On n’osait pas y croire, mais on l’a fait ! C’était génial ! Du coup, tout le monde a refait une séance de photo avec nous et notre Defender.
« Very powerful, this car. » Maître Lee (honneur suprême)
Quant à la deuxième montée, pareil : Michaël a enclenché la 2e, et le Def’ est monté, tout seul comme un grand. On était impressionnés : c’est super de pouvoir faire confiance à notre voiture à ce point !
Pour la 3e montée, dernier obstacle sérieux de la journée, elle s’est avérée littéralement infranchissable. Même le Puma, super puissant, s’y est mordu les dents. Il a fallu wincher toutes les voitures, une par une, jusqu’au sommet. Mais c’était drôle pareil.
Après le franchissement de cet obstacle, on s’est mis à apprécier notre aventure d’une manière différente. Michaël était de plus en plus à l’aise sur les franchissements difficiles, et il s’amusait comme un fou !
On est arrivés au bivouac plus tôt que la veille, et les hommes sont partis se laver dans l’eau de la rivière, pendant qu’on buvait une bière accompagnée de quelques chips. La soirée a été écourtée par une soudaine pluie de mousson, qui a mis tout le monde au lit…
Jour 3 : la rivière sur le retour
Au début de ce dernier jour, les participants se sont pliés à un exercice d’entrainement. Celui-ci consistait à changer une roue… dans la rivière ! Un à un, les équipages ont garé leur voiture dans l’eau, puis s’y sont jetés pour tenter d’être les plus rapides… Quatre heures plus tard, on y était toujours : certaines équipes avaient réussi, mais deux 4×4 restaient dans l’eau. Tout le monde s’y est mis, et ils ont finalement pu sortir les voitures en début d’après-midi.
Le chemin était plus tranquille : moins de pentes extrêmes, mais plus de petits chemins, de petits ponts en bois sur de petits cours d’eau… du moins jusqu’au lunch, installé de l’autre côté d’une énorme rivière en contrebas d’une cascade ! On avait peur pour l’étanchéité de notre canopy, alors on a tout surélevé et scotché le bas de la bâche. Michaël y est allé tout en douceur (hum…), et le Def’ a traversé le courant, sans patiner, sans être coincé et sans même une petite goutte d’eau à l’arrière !
Après toutes ces aventures, on est finalement sortis de la forêt, et on a rejoint la route. C’est là qu’on a dit au-revoir à nos hôtes, qui nous ont offert des cadeaux à titre d’invités exceptionnels. Le convoi s’est séparé, et on s’est retrouvés avec l’équipe de Land Rover Malaysia et Lee, sur le chemin du retour vers Kuala Lumpur. On n’y croyait pas encore : on venait de réussir un raid de 4×4 dans la jungle ! Ce week end avait été fort en émotions et en sensations fortes, et on n’avait qu’un regret : que ce soit fini ! On repart des que possible, c’est sûr !
PS : Marie qui apprécie un week end de voiture… qui l’eut cru ?

































HOoouullalaaa! Mais quelle chance,participer à 1 raid dans la jungle Malaisienne… Une expérience unique, difficile à expliquer,si on n’a pas fait de la piste… J’imagine les émotions, intenses et la camaraderie entre les « defs » encore 1 peu d’entrainement au Cambodge,Laos et on vous engage pour le « Kamel trophée « Michael bravissimo, Marie bravissima compilote!
Bon,à fond sur les pistes du Cambodge… Bisous
oh là là ! trop bien , je reconnais là la détermination des poluzzi !!!Michael tu as les gènes de ton papa et toi Marie une championne!
Alors la je capote !
J’aurais bien aimé être là, chouchou à raison !