“ Michaël est descendu dans le cratère, pendant que les fumées de souffre envahissaient le ciel. ”

Journal

Indonésie : le Kawah Ijen et les bémos de Java


indonesie, 24 jui, 2010

Notre arrivée sur l’île de Java était complètement désorganisée : en descendant du ferry à Banyuwangi, on a cherché un café Internet pour trouver un hôtel et ce qu’il y avait à faire dans la région. On a passé des heures dans un petit café, avant de s’installer pour la nuit dans un super hôtel de la ville. Dès ce premier jour, même s’il a eu son lot de difficultés, on s’est sentis plus à l’aise qu’à Bali. Les locaux se sont montrés charmants, beaucoup moins insistants, et plus ouverts à discuter avec nous. Du volcan du Kawah Ijen aux temples de Yogyakarta, en passant par le jardin botanique de Cibodas, le chemin de fer et des parties de badminton de rue : notre aventure à Java a été très enrichissante. Première étape de notre parcours sur l’île de Java : l’ascension du Kawah Ijen, puis la traversée de l’île en transports en commun… Toute une aventure !

Le souffre du Kawah Ijen

Nous sommes restés quelques jours au Ketapang Indah à Banyuwangi. L’hôtel était sympa, dans un joli cadre, et on a profité de deux nuits en dehors du temps et de la vie du reste du monde. On est partis très tôt un matin : le transport nous attendait à la réception à 5h30 ! Le voyage jusqu’au volcan Kawah Ijen a duré une heure environ, sur une petite route de montagne, avec des lacets, des pentes et des cailloux… même des flaques : le Def’ aurait adoré ! (Nous, on digérait tant bien que mal notre petit-déjeuner…)

Le Kawah Ijen est un des volcans les plus actifs de l’île de Java. Il est notamment connu pour avoir fait l’objet d’une des émissions d’Ushuaïa, de Nicolas Hulot : c’est dans ce cratère que les porteurs vont chercher le souffre, descendant jusqu’à 100 kilos sur leurs épaules ! On a été agréablement surpris de ne croiser presque aucun touriste, et les porteurs étaient très gentils. On a discuté avec plusieurs d’entre eux, à l’occasion d’une de mes nombreuses pauses durant l’ascension…Il faut dire que ça grimpe fort ! Arrivés au sommet, Michaël est descendu tout en bas du cratère, pendant que les fumées de souffre envahissaient le ciel.

Java, en vélo, en trains et en bemo

N’ayant pas notre 4×4, et faire appel à des taxis s’avérant peu adapté à nos besoins (et à notre budget !), on a décidé de continuer notre route en train. À partir du Kawah Ijen, on a pris un bemo jusqu’à Bondowoso, la ville la plus proche. La descente dans la vallée a pris trois heures, d’une conduite chaotique : les routes étaient souvent en mauvais état, et le mini-bus s’est rempli au fur a mesure. À la fin du voyage, on était 25 personnes entassées, dont une sur le marchepied à l’arrière, et une accrochée à la portière ! Il y avait aussi un canard, et les petites madames étaient trop timides pour s’asseoir à côté de nous. À mi-parcours, on a embarqué deux fagotteuses, qui ont empilé une quinzaine de fagots de branches sur le toit.

À Bondowoso, on a suivi notre nouvelle stratégie, et laissé le conducteur du pousse-pousse nous conduire dans un hôtel de son choix. Qui s’est avéré de bonne qualité, pour pas trop cher… et plein de Français ! Le pousse-pousse est en fait un excellent moyen de transport dans les villes, moins cher qu’un taxi, et plébiscité surtout par les locaux de retour de courses ou sur le chemin de leur travail.

On a repris un pousse-pousse, puis un bemo bondé, jusqu’à la gare de Jember, où on a appris qu’on venait de louper le train de la journée pour Surabaya ! On a donc passé une nuit, puis étendu notre séjour, dans un petit hôtel «business» de Jember, le Sulawesi, très sympa, avec un excellent restaurant. On y a essayé des plats locaux : d’autres Nasi Gorengs et Mie Gorengs, bien sûr, mais aussi de l’Ayam Goreng (poulet frit) et du Bihun Goreng (des pâtes plus fines)… et mangé un steak avec des frites !

Quelques jours plus tard, on était à l’heure pour prendre le train pour Surabaya. La gare était animée par un groupe de musique, qui s’est gentiment essayé aux Beatles, avant de revenir à la chanson indonésienne. On est montés dans un wagon de classe Eksekutif, avec air conditionné, et on a fait un beau voyage à travers un joli paysage de rizières. De Surabaya, où on a dormi dans un hôtel de luxe, un peu malgré nous, on a repris un train pour Yogyakarta, ou nous souhaitions visiter les temples de Borobudur. On y a trouvé un hôtel super, où on s’est installés quelques jours, avant de reprendre la route vers Jakarta, et la fin de notre escale Indonésienne (la suite bientôt !)

Vidéo : une promenade en bemo