Il y a plus d’un mois maintenant que nous sommes revenus de notre voyage dans l’Ouest. Mais on a encore des souvenirs plein la tête, et on n’a pas fini de vous raconter notre aventure ! Si vous vous êtes lassés à la partie 3, ne vous inquiétez pas, on vous promet un article différent bientôt, sur le thème d’Halloween, bien plus d’actualité ! Par contre, vous qui voulez en savoir encore plus, et rêvez de Colombie Britannique, cet article est pour vous ! Il nous emmène sur les traces des chercheurs d’or, sur la Gold Rush Trail, de Clearwater à Lillooet, et, en ferry, jusqu’à l’Île de Vancouver.
La 97 Sud jusqu’à Lillooet
Quittant le Trophy Mountain Buffalo Ranch après une bonne douche chaude, on reprend la highway 5, direction Sud. On la quitte bientôt pour prendre la route panoramique, et éviter Kamloops : on préfère suivre la 24 Ouest, puis descendre vers Lillooet par la 97 Sud. Lillooet est le kilomètre zéro de la ruée vers l’or : le point de départ de tous les fortune seekers des années 1850 à 1860. Les chercheurs d’or s’y approvisionnaient en matériel et en nourriture avant de tenter de rejoindre les Cariboo Gold Fields. Depuis les Rocheuses, on suivait la rivière Fraser, de canyons en déserts…
La route qui nous menait jusqu’à Lillooet nous a d’abord conduits dans des vallées et des canyons désertiques. Transition impressionnante entre les montagnes et le peu de végétation, entre des températures négatives et les 32° qui nous attendaient ! Tellement désertique que les fumées des feux de forêt, le quotidien des habitants de la région, encadraient notre passage. D’ailleurs, le soir-même, on a appris que la ville de Clinton, où on était passé dans l’après-midi, était totalement évacuée à cause des risques d’incendie ! Au milieu des roches brûlées par le soleil et des canyons vertigineux, des champs luxuriants surprenaient : irrigués, verts, on en voyait les contours dessinés nettement par les systèmes d’arrosage. Des champs de 10 kilomètres de long, encaissés entre des parois désertiques, et des champs de carottes, tellement nombreuses que la climatisation laissait entrer l’odeur de ces légumes !
Lillooet
Lillooet est une ville incroyable. On l’aperçoit d’abord au détour d’un chemin de montagne, de l’autre côté d’un canyon tellement profond qu’on en devine à peine l’eau de la Fraser, qui coule au milieu. On descend ensuite par de petits lacets, heureusement que la route est quasiment déserte, puis on prend le pont pour arriver en ville. C’est au centre d’information de la ville, qui tient également le rôle de musée, qu’on se rend compte de l’importance de la ville dans la prospection de l’or. On y retrouve des vestiges du passé, des visages de prospecteurs, ceux qui ont forgé cette ville dans des conditions si difficiles. Pour la prospection, un ingénieur avait même pensé à faire venir des chameaux ! 23 d’entre eux sont ainsi arrivés en ville, mais ont été relâchés rapidement. Bien que le climat soit désertique, le sol rocailleux convenait très mal à leurs pieds… Le dernier d’entre eux est mort récemment : dans l’Ouest, l’histoire n’est jamais bien loin !
La rivière Fraser a abrité bien des rêves de prospecteurs (les villes adjacentes portent les noms Cache Creek, 100-Mile House ou Hope), mais l’or n’est pas le seul de ses secrets. Elle abrite aussi des estugeons blancs, qui peuvent atteindre 6 mètres de long, peser jusqu’à 600 kilos et vivre plus de 150 ans ! Aujourd’hui, ils sont une espèce protégée, mais ces revenants de la période Jurassique vivent encore dans la caractérielle Fraser. C’est ce que nous ont expliqué Bonnie et d’autres naturalistes de la région, lors d’une sympathique conférence sur les bords de la rivière, sur le Vieux Pont. Une famille de buses ayant élu domicile là, les biologistes passent beaucoup de temps à suivre leurs déplacements et protéger leurs allées et venues. En partant, Bonnie nous a très gentiment donné un sac de smudge, un mélange d’herbes qu’on brûle à la manière d’un encens pour se purifier : entendre, voir, dire et sentir uniquement les bonnes choses.
A Lillooet, on a dormi au Seton Dam Campground, entièrement gratuit, grâce au sponsor de BC Hydro. Notre excellente nuit nous a conforté dans l’idée que, moins c’est cher, mieux c’est (rapport qualité-prix directement relié au nombre de touristes : le moins de touristes, le plus propre et agréable, le moins cher).
Whistler
Vous devez commencer à nous connaitre : il y avait peu de chances qu’on apprécie Whistler, cette ville-attraction, entièrement tournée vers les touristes de l’extrême. La route qui y menait était toutefois très jolie, et marquait un net retour aux montagnes après les vallées désertiques de Lillooet. A Whistler même, impossible de trouver un emplacement de parking pour visiter ! On s’est donc « contentés » de visiter le site olympique en construction, et, notamment, la piste de bobsleigh ! C’était vraiment très impressionnant, et on a agréablement pu tester des luges, skeletons et bobsleighs !
En quittant Whistler, on a rallumé nos cellulaires, éteints et inutiles depuis le début de notre voyage. Notre prochaine étape était Vancouver, où on espérait pouvoir rejoindre notre ami Thomas. Des montagnes, on est redescendus peu à peu vers la vallée, une vallée où bientôt les petites routes sont devenues des autoroutes, et où les voitures se sont faites plus nombreuses. Une route, enfin, où l’Océan Pacifique s’est bientôt fait deviner, puis que nous avons longé. Abasourdis par toute cette soudaine activité, un contretemps de notre ami nous a permis de replonger très vite dans le silence : dès la fin d’après-midi, on embarquait sur le ferry pour Nanaïmo ! A suivre très bientôt…
Ce qu’on a aimé à Lillooet et nos conseils :
- A Lillooet, on a tout aimé ! Les gens, les supermarchés, la Fraser, le camping, le musée, l’histoire
- Le camping Seton Dam campground, entièrement gratuit
- Le musée du centre d’information (entrée sur donation)
- A moins que vous souhaitiez faire du BMX, évitez de vous arrêter à Whistler (sauf pour le chantier des JO)


































Aux chercheurs d’or qui ne payent pas de mine…..Aux univers riches qui d’émotions, vous animent….
Aux grands trésors qui se cachent sous les cimes….Aux paillettes d’or qui scintillent dans l’abime….
Bravo !!, à vous….et gardez à tout jamais,la précieuse « Fibre de l’Aventure » !!
Il semblerait que le smudge stick fasse effet car vous semblez très zen, sereins… lors de vos découvertes !!! On a presque envie de pousser Michaël dans le lac si calme !!!
Because entre le passé de Lillooet (on adore le nom), les feux, les repas nocturnes (y a jamais d’ours ou de cougars aux alentours ?), le bobsleight, les big poissons, l’asphixie à l’odeur de carotte…ça décoiffe dur tout de même chez vous !!!
Asphyxie a la carotte, nan faut pas exagérer! Moi j’aime bien l’odeur
(Asphyxie prend un « Y », maman… ahahah! )
Ouais les lacs « si calme » qui sont a 10°… on n’a vu personne se baigner.. bizarre
Whislter… bon c’est une ville… mais c’est La Mecque du vélo de descente! Tellement que l’activité de vélo est plus forte que l’activité de ski. Ça donnait vraiment envie d’en faire. Super bien aménagé!
En tout cas pour le skeleton (luge couchée sur le ventre, comme sur la photo) les mecs sont pas mal balaises, je ne suis pas sûr que je descendrai là-dedans. Le menton a 4cm de la glace….
« Qui paie pas de mine », c’est le bon terme pour résumer la région.
- c’est aride
- chaud
- jeune (moins de 100ans)
- un gout d’aventure à l’ancienne (avec la ruée vers l’or et ranch de chevaux).
Et riche :
- d’histoireS (plein d’aventures et de passé)
- Chaleureux
- superbes paysages
- d’aventure qui reste à faire
- de volonté
C’est un de mes moments préférés du voyage. J’ai vraiment hâte de revenir dans la région pour monter plus au Nord sur la « Cariboo golden Rush ». Faire du cheval comme les Indiens, péchés des esturgeons de 6m, voir un cougar!
Moi aussi, c’est un de mes moments préférés du voyage, parce que ce sont des paysages qui ont des milliers d’histoires à raconter. Et je parle d’histoires de ruée vers l’or, de radeaux sur la rivière, d’amérindiens, d’animaux du Jurassique, etc.
Tu crois qu’on verrait un cougar si on montait plus vers le Nord ? On aurait peut-être plus de chances de se faire attaquer par un dindon (!) comme Lucie et Torrey : http://pedalingsouth.com. Visitez leur blogue : ils parcourent le continent Américain du nord au sud, en partant de l’Alaska… et à vélo !