“ Un mur bleu, aux sommets découpés dans la brume. Notre premier aperçu des Rocheuses. ”

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Go West, part 1 : les Rocheuses Canadiennes, de Calgary à Banff


canada, 27 sep, 2009

Depuis notre retour de vacances, nos vies ont été assez mouvementées, entre la visite de la famille de Michaël et la reprise d’une routine normale. Martine, Yvette et Geneviève viennent de partir pour l’aéroport, c’est donc l’heure pour moi de replonger dans nos souvenirs de vacances, et de les partager avec vous. Tout a commencé à Calgary, où nous sommes arrivés dans la soirée du 21 août. En tout, nous avons parcouru environ 4 000 km, et traversé l’Alberta et la Colombie Britannique. Les temps forts de notre voyage ont été nombreux, entre la découverte des Rocheuses, des déserts près de Lillooet et de la forêt humide de l’Île de Vancouver. First things first : plus d’un article seront nécessaires pour vous raconter tout ça (mais vous vous en doutiez certainement) ! Alors, premier chapitre : il était une fois les Rocheuses.

Première étape : Calgary

Calgary est la plus grande ville de l’Alberta. Troisième plus grande ville au Canada, en termes de population, elle se situe quasiment à la frontière entre les grandes plaines et les Rocheuses. Suite à de nombreux conseils, nous en avions fait la première étape de notre voyage. Il faut savoir que Calgary est connue mondialement, et sans doute en avez-vous déjà entendu parler, que ce soit pour les Jeux Olympiques d’hiver de 1988 ou pour le Stampede, fameux rodéo. D’ailleurs, dès notre arrivée à l’aéroport, la décoration donnait le ton : on était dans la ville des cow-boys. Le lendemain matin, après notre traditionnel petit-déjeuner Starbucks, nous avons eu l’occasion de visiter le magasin western Riley & McCormick’s, plein de chapeaux, ceintures, chemises à carreaux et boots !

De notre premier arrêt à Calgary, assez court, on retiendra surtout la 8e avenue commerçante et l’auberge de jeunesse. En effet, dès le samedi, Michaël lançait notre petite voiture de location, une Pontiac G6, sur les routes de l’Alberta. Destination : Banff, notre première étape dans les Rocheuses.

  • Ce qu’on a aimé : le centre, le dynamisme culturel, l’amabilité des gens
  • Ce qu’on a moins aimé : beaucoup de « zonards »

Nos adresses à Calgary :

  • Auberge de jeunesse HI Calgary City Center. L’accueil y a été très sympa lors de nos deux passages. Les chambres sont propres, et les salles de bain aussi. Proche du centre, elle est située dans un quartier pas super bien fréquenté, mais aucun problème à signaler. A notre arrivée, il y avait des travaux, et donc beaucoup de bruit pour les chambres qui donnent sur la rue.
  • Magasin western Riley & McCormick’s. Beaucoup de chapeaux, ceintures, chemises et boots de cow-boys. Vaut le détour rien que pour la visite : les produits, de bonne qualité, sont assez chers.

Banff et le Lac Louise : montagnes, rando et… touristes

De Calgary, nous avons pris la Transcanadienne vers l’Ouest. Au début, le paysage est monotone, et donne un bon aperçu des plaines, qu’on venait de quitter. Mais très vite, on a commencé à deviner les montagnes. Et là… On m’avait parlé d’un « mur », et c’est ce qui se dressait soudainement devant nous. Un mur bleu, aux sommets découpés dans la brume. Notre premier aperçu des Rocheuses dans toute leur majesté !

La route nous a conduits à travers ce dédale, qui se précisait au fur à mesure de notre avancée. Nous sommes arrivés à Banff dans le milieu de l’après-midi. Après un court arrêt, on a quitté la petite ville touristique, assez déçus d’y trouver plus de touristes que d’autochtones ou d’animaux sauvages… Le soir, on s’est arrêtés dans un des campings de Parcs Canada, le Two Jack Main, qui nous a, lui aussi, pas mal déçus : bruit, beaucoup de monde, peu d’espace, etc. Heureusement, la forêt, toute proche, nous a offert notre première surprise : le soir, un couple de cerfs de Virginie ont brouté et dormi à côté de notre campement ! Autre surprise pour Michaël : un anniversaire anticipé. Juste le temps d’ouvrir son cadeau : une paire de jumelles ! On a aussi profité de la soirée pour faire un tour au lacs Two Jack et Minnewanka : un premier aperçu des montagnes qui plongent dans l’eau claire… ainsi que de petits troupeaux de chèvres et de Wapitis ! A 21h, l’obscurité nous a plongés au lit : première nuit en tente, dans nos nouveaux sacs de couchage !

Le lendemain matin, pour le petit-déjeuner, les cerfs de Virginie sont revenus, avec leur petit ! (Comme le demandent les consignes de Parcs Canada, on ne les a pas nourris ou attirés, pour éviter de les habituer à l’homme.) Le dimanche était le grand jour : celui de notre découverte du célèbre Lac Louise. Après avoir tourné une demi-heure pour se garer, on a aperçu le Lac, en écartant la foule pour se faire une place (j’exagère à peine !) On a rapidement décidé de s’écarter du monde, et de grimper au point d’observation du Little Beehive. La ballade était assez difficile : 8,8km aller-retour, pour un gain d’altitude de 490m ! (Nous qui pensions partir pour un petit tour !) Mais le trail vaut vraiment le détour : au bout de 3km, on s’est retrouvés à peu près tout seuls, et la vue sur le Lac Louise et le glacier Victoria est vertigineuse !

  • Ce qu’on a aimé : la ballade du Little Beehive au Lac Louise
  • Ce qu’on a moins aimé : énormément de touristes, peu d’authenticité

Nos conseils pour Banff :

  • Eviter les fins de semaine
  • Aller au Lac Louise très tôt le matin (un couple qu’on a rencontré avait déjeuné sur place à 7h30)
  • Eviter le camping Two Jack Main (mais un collègue nous a plutôt parlé du Tunnel Mountain)
  • Si vous voulez de la nature, évitez la ville autant que possible

Nos deux premiers jours dans les Rocheuses ont été un paradoxe : nature et sentiers aménagés, omniprésence des touristes et des infrastructures qui leur sont réservées d’un côté ; de l’autre, la majesté des montagnes, des lacs et des glaciers, le plaisir d’observer des animaux sauvages, la rando et le camping, comme un retour aux sources. Peut-être aurait-on dû rester à Banff, pour en profiter un jour de semaine ? Notre planning était serré, et notre désir de nature et d’authenticité nous a poussé à quitter la région le même jour. Dimanche soir, on a repris la route. On a quité la Transcanadienne pour prendre la 93 nord, et la route des Glaciers, vers Jasper.