“ Concentrées, elles avalaient les kilomètres de dénivelé sans se décourager. ”

Journal

Coupe du monde cyclisme féminine


canada, Montréal, 14 jun, 2009

Samedi 30 mai, les meilleures cyclistes se sont réunies à Montréal pour la Coupe du monde féminine, à l’occasion d’une des étapes de leur coupe du monde. Michaël étant passionné de vélo, on n’a pas manqué l’événement ! Le départ a été donné vers midi, au Parc Jeanne-Mance. (Comme vous nous connaissez bien maintenant, vous vous doutez qu’on est arrivés un peu plus tard, après la grasse matinée.) A partir de la zone de départ, les filles montaient ensuite sur le Mont-Royal par l’impressionnante montée de la rue Camilien Houde, avant de redescendre… et de recommencer (11 fois en tout, pour un parcours total de 110km).

Si le monde du cyclisme masculin parait bien connu, notamment à cause du célèbre Tour de France, prestigieuse épreuve entre toutes, les cyclistes féminines passent sans doute, malheureusement, plus inaperçues. Qui peut donner le nom de 2 coureuses au niveau mondiale ? Bref, c’était une véritable découverte ce jour-là. Tout d’abord, parce que l’épreuve se déroulait près de chez nous, sur des pentes que Michaël connait bien : on en n’appréciait que plus l’effort sportif. Ensuite, parce qu’elles ont fait preuve d’un grand courage : concentrées, elles avalaient les kilomètres de dénivelé sans se décourager, et sans perdre de leur charme et de leur grâce féminine. Les mollets souffraient, les beaux vélos donnaient leur maximum.

Le maximum, c’est Emma Pooly qui l’a donné. La cycliste britannique, médaille d’argent au contre-la-montre des Jeux de Pékin, a mené la course du début à la fin, avec toujours environ 2 minutes d’avance sur toutes les autres. A l’arrivée, les jambes tremblaient de fatigue, et de solides courbatures s’annonçaient, mais ce petit bout de femme nous a tous impressionnés : il en faut, du courage et du talent, pour rouler et dominer la course de cette manière !

La foule ne se pressait pas à l’événement, malgré son exceptionnalité. Tant mieux pour nous : on a pu avoir des places de choix à toutes les étapes stratégiques de la course, y compris à l’arrivée et au podium. (Pourtant, les passionnés de vélo ne manquent pas à Montréal, qui est la seule ville américaine à accueillir une étape de la Coupe du monde féminine : une semaine plus tard, pour le Tour de l’île, plus de 40 000 personnes se sont rassemblées pour rouler…) Peu importe : pour nous, ça a été une grande chance de voir ces filles rouler ! Bravo !