“ Entre l’Océan et les grandes plaines (vertes, malgré le manque de pluie), l’Australie est un peu un Paradis sur terre ! ”

Journal

La Côte Est du Queensland


australie, 1 jun, 2010

Dans l’état du Queensland, en Australie, il fait beau et chaud. Tous les jours (même quand il pleut, rarement en cette saison !). On se lève le matin pour voir le soleil se lever sur un ciel sans nuages. On s’habitue vite à cette météo ! Entre l’Océan et les grandes plaines (vertes, malgré le manque de pluie), l’Australie est un peu un Paradis sur terre. Une légende Maori dit qu’une déesse a créé les sandflies pour que la Nouvelle-Zélande ne soit pas trop séduisante et éviter que les hommes s’y installent en masse… La légende se vérifie en Australie, ou sont présents 90% des animaux mortels du monde. Il faut bien ça pour contrebalancer tous les côtés positifs du pays ! Ca vous donne envie ? On vous en donne un premier aperçu tout de suite !

Au départ de Brisbane… et les garages

Notre voyage a commencé à Brisbane, dont on a déjà parlé. Après un au-revoir un peu nostalgique au Kookaburra Inn et à nos amis Brendan, Chris et Wendy, on a pris l’autoroute A1 vers le Nord. Le 4×4 n’était qu’à moitié prêt, et on n’a pas tardé à avoir nos premiers ennuis mécaniques : le ventilateur tout d’abord, le tout premier jour, puis un pneu. Après plusieurs rendez-vous chez le garagiste, l’électricien, le mécanicien et les gens de la radio, et après un service complet, le Def’ est maintenant fin prêt pour la route et l’aventure !

Bref, vous l’aurez compris, on a passé une bonne partie des premiers jours de notre voyage dans des garages. C’est que les routes australiennes, ça se prépare sérieusement ! À certains endroits, on peut rouler pendant plusieurs jours sans croiser d’autres voitures, et les stations-essence sont parfois séparées de plus de 500 kilomètres. Sans parler des points d’eau et des supermarchés ! On se promène donc toujours avec 40L d’essence en plus, dans des bidons en métal de l’armée française (!) et au moins 45L d’eau ! Sans parler des bouteilles de gaz et des provisions, et notamment des pâtes et des sachets de semoule, bien pratiques en camping.

Rainbow Beach (Fraser Island), le ciel, le soleil et la mer

Notre premier arrêt a été Rainbow Beach, tout près du passage en ferry vers Fraser Island. Malheureusement, la marée haute nous a empêchés de rouler sur la plage, mais on s’est bien amusés quand même. On a notamment dormi au bord de l’eau, sur une dune de sable, où on a vu plein de gros crabes tout blancs.

Tôt ce matin-là, sur la plage, le soleil brillait déjà très fort, et la chaleur se faisait étouffante. En repartant, on a croisé sur la route des chevaux sauvages ! C’est en partie pourquoi on aime l’Australie : elle est sauvage et pleine de vie.

En Australie, le ciel est totalement différent de celui qu’on peut voir en Europe. De jour d’abord, il est la plupart du temps bleu d’un bout à l’autre de l’horizon. Le soleil se lève plus tard (jamais avant 6h30), et se couche plus tôt (aux alentours de 6h30, il fait nuit noire). Quand il y a des nuages, ils sont denses et épais, et forment des silhouettes imposantes au-dessus de nos têtes. La nuit, ensuite, les étoiles qu’on reconnait ne sont pas au bon endroit, et on les cherche du mauvais côté. Mais elles sont plus nombreuses qu’ailleurs, dirait-on, et elles brillent de mille feux. La lune aussi est plus lumineuse : elle ne se lève jamais tout à fait au moment du coucher de soleil (soit deux heures avant, soit deux heures après), mais éclaire presque comme en plein jour !

Les «gravel-roads»

Une bonne partie du réseau routier australien n’est pas goudronné, ce qu’on appelle ici les «gravel». Pendant des centaines de kilomètres, on peut rouler sur des pistes de sable rouge ou de terre, et certaines autoroutes sont également dans cet état !

Pour notre première piste, on avait choisi une petite route qui longeait l’autoroute, nous faisant faire un petit détour. On n’a quasiment croisé personne pendant trois heures, et on s’est bien amusés à franchir des gués et monter des pentes, dans un paysage de forêt, collines et arbres. C’est ce jour-là qu’on a passé notre première nuit dans le bush, et pris l’apéritif sur le toit du 4×4 ! Un moment magique.

Et nos rencontres…

Les Aussies sont très sympathiques. On a rencontré plein de gens, dans des fermes ou en ville, des magasins ou en plein bush, avec qui on a facilement lié conversation. On a parlé de camions, de Land Rover, de vaches, de pluie et de cannes à sucre, etc. Pour beaucoup, la France est synonyme de «manger des escargots et des cuisses de grenouille» et de bonne chère ! Une réputation internationale…

À Rockhampton, on a notamment rencontré une famille très sympathique, fans de Land Rover (ils possèdent 3 Defender), avec qui on a passé deux agréables soirées. Michelle et Peter habitent une grande maison avec leurs 8 enfants et Jesse, le chien. Un soir, on a discuté pendant des heures autour d’un plat de pâtes et de glace au chocolat.

On a aussi rencontré Snow, un routard comme nous, qui nous a bien aidés quand le frigo a mis la batterie a plat… C’est comme ça qu’on apprend ! De rencontre en rencontre, on devient des experts de mécanique et de «débrouillardise» !

En termes d’animaux sauvages, on a croisé notre premier kangourou sur la route de Rockhampton à Kenloop. Il faisait quasiment nuit, et il s’est presque jeté sous nos roues ! Heureusement, Michaël a réussi à freiner, et on l’a évité. Surtout, il ne faut pas faire d’écart, pour ne pas risquer de se renverser…

À Mackay, on a pris une piste pour contourner Townsville, et on s’est éloignés de la côte. À peine les premiers kilomètres derrière nous, on a découvert un paysage immense, de pistes de terre rouge au milieu de plaines à perte de vue. Nos premières journées dans le bush ont été pleines de rencontres et d’émotion : course avec des kangourous, aigles et serpents, cochons sauvages… Ne ratez pas le prochain épisode !