“ Sur les pistes rouges, on prend des airs d'aventuriers, et on se sent pousser des ailes... ”

Journal

Jackaroo et Jillaroo dans le bush


australie, 28 jun, 2010

32 degrés à l’ombre. Pas un souffle de vent. L’herbe de la plaine est sèche et craque sous nos pieds poussiéreux. Nos chapeaux nous protègent du soleil qui tape fort. Le Def’ et ses occupants sont rouges. Rouges de la tête aux pieds, de cette poussière Australienne si particulière… À l’embranchement de la piste vers Ravenswood, notre voyage en Australie prend des allures de western-spaghetti. De la côte Est du Queensland, on s’est enfoncés vers l’intérieur des terres, à la recherche du fameux bush Australien. C’est tout un univers qu’on a découvert, entre les Jackaroos, les petites villes de cow-boys, les stations de centaines de vaches et les pistes de terre rouge… sans oublier les kangourous ! Allez, vous avez déjà compris qu’on a adoré notre passage en Australie : suivez-nous pour le deuxième (et avant-dernier) épisode avant l’Asie !

Des joies de se perdre dans le bush

On en avait eu un aperçu déjà sur quelques pistes le long de la côte, mais la deuxième partie de notre voyage s’est essentiellement passée sur les pistes de «gravel-road». Comment les trouver ? C’est simple : elles sont surtout construites par des stations, pour se rendre sur leurs près. À partir de l’autoroute, on prend les pistes qui sont indiquées sur la carte, en pointillés orange, et on arrive dans le bush. Évidemment, toutes les pistes ne sont pas sur la carte, et on finit toujours par se perdre. Une fois, après des heures de piste, on s’est retrouvés… dans une station ! Aucune idée d’ou on était : le propriétaire est gentiment venu nous indiquer le chemin… en hélicoptère !

Le bush, c’est une plaine immense de prés, à perte de vue. Pas une maison au loin, juste la piste, de l’herbe, des vaches et des abreuvoirs de temps à autres. Mais c’est un désert habité : on croise des éleveurs sur la route, avec qui Michaël discute de Land Rover, d’une voiture à l’autre. C’est comme ça, en se perdant, qu’on a rencontré le nouveau propriétaire du domaine Molesworth. Pour sa retraite, il gère… 250 000 vaches ! «Mais ce n’est pas beaucoup de travail, nous dit-il. Elles s’occupent d’elles toutes seules. Il faut juste faire attention à l’eau.»

On rencontre aussi des créatures d’une autre nature : entre les vaches, qui entourent parfois notre bivouac au réveil, et les kangourous, qui nous observent cachés derrière un buisson, on ne sent jamais bien seuls !

Jackaroos : les vrais cow-boys du Sud du Pacifique

Dans la petite ville de Julia Creek (310 habitants), on a mangé un «battered fish» dans le seul café-restaurant du coin. Au magasin général, on a regardé les jeans et les chemises à carreaux. Michaël a suivi l’exemple des gens du coin, et acheté un chapeau de travail «Akubra». Pour ressembler tout à fait aux Jackaroos, il ne lui manque plus que la moustache… qu’il laisse pousser !

Le lendemain, on a bu notre premier verre dans un bush-pub. Et pas des moindres : le célèbre Walkabout Creek Hotel du film Crocodile Dundee ! Plus loin sur la piste, on a discuté cinq minutes avec deux cow-boys qui regroupaient 400 vaches pour les emmener vers un point d’eau. Pas de cheval cette fois-ci : les cow-boys modernes travaillent surtout en moto-cross.

Les autres Landies : Anthony et les Mataranka Pools

On a rencontré Anthony sur la route de Barkley Homestead, juste après être entrés dans le Territoire du Nord. Michaël l’a repéré de loin (il conduit aussi un Land Rover Defender), et il nous a parlé à la Cibi (pas facile à comprendre !). On s’est arrêtés passer la nuit ensemble sur une aire de repos quelques centaines de kilomètres plus loin. Comme de vrais «tough», on a dépassé les caravanes pour s’installer dans le bush à peine plus loin. Anthony voyageait avec Roxy, la petite chienne de sa fille, de Sidney à Lombonya, une petite station où il allait travailler pendant quelques mois : il est conducteur d’engins pour la construction de pistes, justement. On a passé une bonne soirée avec lui, à discuter de son expérience sur les fermes, et il nous raconté plein d’histoires sur l’Australie.

Sur son conseil, on s’est arrêtés un peu plus au Nord aux thermes Mataranka. Tout l’après-midi, on a profité d’une piscine naturellement chauffée, dans un cadre magnifique de palmiers et de chauve-souris. Comme d’habitude, Michaël a fait des plongeons et des bombes, rendant jaloux tous les enfants du coin, à qui leurs parents interdisent ce genre d’exercice.

Des pistes aux piscines naturelles, kangourous, serpents et cow-boys authentiques : l’Australie nous a gâtés, d’un bout à l’autre de notre voyage. Et ce n’est pas fini ! J’avais dans l’idée que ce deuxième article couvrirait tout le reste de notre voyage… mais ce serait bien trop long ! Et il reste tant de choses à raconter : notre rencontre avec Daniel, Andrea et leur Def’, les chemins de boue et les chutes au parc Litchfield, et un peu d’administratif, avec le fameux Carnet de passage en douanes. On garde donc tout ça pour le prochain épisode (bientôt en ligne) !