Journal

3 jours de canot-camping (2)


24 mai, 2007

Premiers coups de rames, nos canots glissent sur l’eau des lacs, entre deux berges de forêt de bouleaux et de sapins. Il fait chaud et on avance lentement en plein soleil, plus aucun bruit de la civilisation humaine… on devient pour quelques jours 6 aventuriers en terre inconnue.

Au fil de l’eau

Sur le canot avec Michaël, on apprend à mesurer nos gestes et à trouver notre équilibre. On traverse tranquillement le premier lac, puis les barrages de castor qui mènent au lac d’après, avant de s’arrêter pour dà®ner au bord de l’eau. On a ramé quelques heures à peine (et déjà découvert l’existence de dizaines de muscles inconnus !), mais déjà on est en pleine nature. C’est sur un rocher que Thierry décide de s’arrêter pour diner. Le site est peu confortable et très abrupt, mais chacun trouve vite une place pour déguster tout un repas : pain, hummus, terrine, jambon, salade de pâtes, barres de céréales… le tout arrosé d’un peu de vin : eh non, même en pleine forêt, on ne se refuse rien !

L’après-midi, les garçons sortent leur canne à pêche et Michaël prend sa première leçon de piquer de ver et de patience. On savoure le temps qui coule doucement sous nos canots, et j’attends la fin de la pêche en laissant trainer mes pieds dans l’eau…

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Première nuit dans la forêt

Mais les choses s’accélèrent, et Michaël et moi n’allons apparemment pas assez vite : si on veut arriver au camp avant la nuit, il va falloir changer de partenaire, et pousser à fond sur nos petits bras ! On s’arrête donc sur une petite plage, où je cours dans la supercherie, avant que Guillaume n’écrive quelques mots dans le sable « C’est ici chez nous », marquant ainsi notre arrivée sur notre premier site de camping.

Tout le monde s’y met pour préparer le camp : installation des tentes, de la bâche au-dessus de la table, ramassage de petit bois (qu’un castor bienveillant a auparavant coupé, nettoyé, et fait sécher en rangs serrés sur la plage)… Avant le repas, les hommes reprennent le canot pour pêcher le repas du soir, pendant que je découvre la place (assise au soleil dans le sable). Thierry avait pêché la première truite du week end dans l’après-midi, et Michaël ramène la deuxième de la virée du soir !

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Un couscous en pleine forêt, vous y croyez ? Aubergines, courgettes, semoule, tout y était ! Même les merguez, grillées sur le feu de bois avec les deux truites de la journée. La nuit tombe autour de nous, et on soupe sous une pluie d’étoiles, au son des crapauds et des oiseaux de nuit (qui n’arrêteront en fait que vers 5h du matin !). On termine le repas au Petit Lu à la crême de marrons, avant de suspendre les aliments à un arbre, et d’aller se coucher dans nos tentes. Guillaume et Hugo veilleront tard, autour du « Southern Comfort », mais pas un de nous ne les entendra se coucher…

Enveloppée dans mon sac de couchage, j’écoute le vent remuer les feuilles, les crapauds et les oiseaux. On est si loin de Montréal, du boulot et d’Internet… Et c’est tellement chouette !

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