55 000 km en voiture, de la Nouvelle-Zélande à la France. 370 jours d’aventure et de découverte. Michaël et Marie sont partis en avril 2010 de Bluff, au sud de la Nouvelle-Zélande, pour un voyage exceptionnel. Après 3 ans d’expatriation au Canada, cette nouvelle aventure a commencé par un tour de l’ile du sud dans un camper-van. L’idée de voyager en voiture et de vivre à la nomade nous a beaucoup plu : quelques semaines plus tard, on achetait notre 4×4 Land Rover Defender à Brisbane, en Australie. C’était le point de départ d’une année de voyage, overland jusqu’à la France. Nous sommes arrivés à destination le 13 avril 2011, et avons depuis repris le boulot. Mais le voyage n’est pas fini, et ne le sera jamais : on économise et on prépare le 4×4 pour notre prochain grand projet : le tour de la Scandinavie, prochainement.
Nouvelle-Zélande – France overland
Les derniers 700 km : du Frioul au château du Neuschwanstein
A partir de la Slovénie, on n’a plus eu à passer aucune frontière. Plus besoin du Carnet, plus besoin de montrer patte blanche : nous sommes entrés en Italie sans même nous en rendre compte. Et tout à coup, Udine n’était plus qu’à 25 kilomètres. C’est au coeur du Frioul que la famille de Michaël trouve ses racines, et c’est ici, tout près de la frontière de l’ancienne Yougoslavie (et à seulement une frontière de la France) qu’il passait toutes ses vacances étant enfant. D’Udine à Buja, en passant par San Daniele, Gemona et le Monte : un vrai retour aux sources marque le début des 700 derniers kilomètres de notre voyage… De l’Italie, nous avons ensuite pris la route des Alpes en Autriche, et avons suivi les petites routes de montagnes jusqu’en Allemagne. Un dernier bivouac dans un pré, en compagnie de quelques biches, et finalement, cet écriteau : Bâle, 100 km, sonna l’arrivée de notre voyage. Terminus de ce train, tous les voyageurs descendent de voiture. On s’arrête là… Pour le moment, bien sûr !
Printemps fleuri sur les Balkans, de Tirana à Sarajevo
A partir de Florina, en Grêce, la frontière avec la Macédoine (pardon, le FYROM), prochaine étape sur notre trajet, n’était qu’à une vingtaine de kilomètres. Et pourtant, on ne devait jamais y mettre les pieds. Même en achetant de toute urgence notre carte verte (obligatoire pour circuler en Europe), les douaniers aux têtes de mafieux Russes ne nous ont pas laissé entrer, pour des raisons on ne peut plus obscure. Pas grave, on a redirigé nos 4 roues (motrices) vers la frontière avec l’Albanie, à peine 50 km plus loin. C’est l’avantage de circuler en Europe : de petites distances et des formalités douanières de plus en plus simples. Nous avons donc fait nos premiers pas dans les Balkans en Albanie, un très beau pays au charme serein et aux filles longilignes et blondes. Un bain dans les eaux sulfureuses de Llixha, et on est partis à la découverte de la région, entre Tirana et Sarajevo, en passant par l’Albanie, le Montenegro, la Bosnie Herzégovine, la Croatie et la Slovénie.
Des neiges Turques aux golfes clairs de la Méditerranée
Après l’Iran, passer en Turquie a été une vraie partie de plaisir, et a quasiment marqué notre arrivée en Europe. Déjà, pas besoin de passeport, nos cartes d’identité Françaises suffisent. Et on oublie le Carnet de passages : un simple tampon lie le 4×4 à notre entrée sur le territoire. « Welcome in Turkey! » : le passage de la frontière a été l’occasion, tant attendue, d’ôter mon voile, et de faire un pied de nez au conservateurs Iraniens. Qu’on va s’efforcer de ne plus jamais revoir. Bien que la Turquie évoque plages, désert et soleil pour la plupart des voyageurs, c’est sous la neige qu’elle nous a dévoilé ses plus beaux paysages, et des bivouacs de rêve, des montagnes enneigées d’Erzurum aux côtes claires de la Méditerranée. Aux portes de l’Europe, tours et détours ensoleillés, depuis les montagnes de la Turquie jusqu’aux golfes de la Méditerranée en Grèce.
